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Pour retenir des prénoms, soyez drôle !

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Céline Husétowski

26/04/2018

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[Vidéo] Etes-vous prêt à devenir le meilleur physio de l’open space ? Cadremploi a assisté au dernier séminaire de Sébastien Martinez, champion de France de mémoire, pour apprendre à retenir les prénoms. On vous raconte.

Ils sont une dizaine ce matin. Dans la salle de cet hôtel parisien réservé par Sébastien Martinez, un étudiant, des formateurs, et même une guide touristique, assistent au stage de l’ex-Champion de France de mémoire 2015. Ils l’ont repéré dans l’une des nombreuses interviews qu’il a donnée depuis l’obtention de son drôle de titre en 2015. Ingénieur de formation, il a préféré faire de la mémorisation son métier.  Et ça tombe bien, puisque chacun des stagiaires est venu chercher une méthode qui lui permette d’arrêter d’oublier ou plutôt une manière d’apprendre à mieux retenir.

 

Devenir physionomiste est à la portée de tout le monde

Magali, experte en immobilier, se plaint d’oublier le nom de ses contacts et pense qu’elle « n’écoute pas assez ». Quant à Anita, guide touristique, c’est la vitesse qu’elle vise. Elle voudrait rapidement apprendre les prénoms des vacanciers qu’elle accompagne car « c’est plus humain ».  Même objectif pour ce prof qui aimerait améliorer la mémorisation des prénoms de ses 150 étudiants. Bien qu’ils viennent d’horizons professionnels divers, tous les stagiaires trouvent important de retenir le nom de leurs interlocuteurs. Mais est-ce que le cerveau peut retenir autant d’informations ?

Selon Sébastien Martinez qui sillonne la France depuis qu’il a fait de sa passion son métier, « nos neurones sont comme des petits poulpes, il faut juste créer de nouvelles connexions et tout commence avec l’envie et surtout la concentration ».

>> Lire aussi : Avoir de la mémoire, un truc obsolète au boulot ?

 

Retrouvez son âme d’enfant pour créer des histoires loufoques

« A partir de maintenant vous avez huit ans. » C’est par cette phrase que démarrent les travaux pratiques. Objectif : associer un visage inconnu à une personne de notre entourage pour en faire une histoire drôle. En moins de cinq minutes, les participants sont retombés en enfance et un simple portrait de Jeanne qui sourit à pleines dents, devient une Jeanne d’Arc des temps modernes qui partirait à la conquête de la plus belle dentition du pays.

Autre conseil : observer les différences physiques à la manière d’un peintre. Par exemple, chaque nez est différent, plus on repère un détail singulier et plus on s’en rappellera. Dans le groupe, on se moque gentiment mais c’est pour la bonne cause. Tout le monde se sert de ses stéréotypes personnels pour trouver une ressemblance ou une différence sur un visage. Vive les discriminations ! De quoi s’interroger sur ses propres constructions mentales. « Plus l’histoire est drôle et plus on la retient », encourage Sébastien Martinez qui précise qu’une fois le prénom retenu, l’histoire que l’on a créée disparait. Tant mieux car le fou rire n’est pas loin.

 

Au final, ça marche mais il faut beaucoup d’entraînement. Certains des participants sont déjà en lice pour le César du meilleur scénario  alors que d’autres sont en panne d’idées. « Il faut se créer des références et plus on a d’histoires, plus ça fonctionne », rassure l’expert.

 

Oublier ce que l’on a appris à l’école

Saviez-vous que notre cerveau retient en moyenne 7 données pendant 18 secondes ? « Ça permet de vivre l’instant présent », rassure le champion de mémoire dont le record personnel est de 30 images en 5 minutes. Pour celui qui aide également les étudiants en médecine à réviser leurs cours, « il faut faire le contraire de ce qu’on a appris à l’école et arrêter d’apprendre par cœur ».

Son conseil étonnant pour retenir les noms d’un trombinoscope : la page blanche. Après avoir lu attentivement, il faut écrire sur une page blanche toutes les infos retenues en évitant de relire ses notes. Cette technique permet de se construire sa propre image mentale des informations, un peu comme une carte. Pour Ludovic, étudiant en expertise-comptable, qui applique déjà cette méthode pour mémoriser ses cours, « la page blanche aide à mieux comprendre ce que tu apprends, car tu te construis une mémoire à long terme en allant chercher ce qui te manque ».

 

La clé de la mémoire est dans le repos

La mémoire, « c’est comme un sport, nous explique l’intervenant qui fera référence au Ironman ou au biathlon plusieurs fois dans la journée. Et que fait un sportif de haut niveau ? Des pauses ». Selon Sébastien Martinez, notre société souffre d’être en dette de sommeil. « Se reposer, tout le monde sait le faire, mais nous le faisons mal. D’ailleurs c’est l’heure de la pause », insiste-il. Sa solution pour bien apprendre et mieux mémoriser, c’est la technique Pomodoro ou le fractionnement du temps en 25 minutes de travail suivi d’une pause de 5 minutes. « Il faut surtout s’arrêter quand on est au top de son énergie pour ne pas s’épuiser trop vite. » Pendant la pause, conseille-t-il, « faites quelque chose d’inhabituel comme des étirements ».

>> Lire aussi : Faire une pause pour être plus productif : 4 méthodes à tester

Cette fois-ci, c’est loupé pour notre groupe. Même si quelques-uns s’étirent, la majorité encercle la machine à café. Les habitudes ont la vie dure.

>> Voir aussi, les avis des stagiaires en vidéo ci-dessus.

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