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Choisir le bon format de MBA

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Céline Chaudeau

11/04/2016

Un candidat à un MBA devra souvent s’investir entre un et deux ans dans sa formation. En revanche, il a le choix entre plusieurs options, selon son profil, pour s’organiser au mieux.

Le MBA en continu : entre deux postes

L’embarras du choix ? Assurément. Selon une récente étude Xerfi Precepta sur Le marché des MBA, 277 formations étaient proposées en France en 2014, soit une hausse de 43 % en six ans. « Il y a déjà le classique format en full time qui peut être entrepris pendant ses études ou, pour des cadres, après quelques années d’expérience, mais avec l’idée d’opérer un virage dans sa carrière, constate Guillaume Pican, directeur du département ressources humaines chez Michael Page. De la nouvelle économie au secteur du luxe, en passant par des formations à l’entrepreneuriat, chacun devrait trouver ce qui l’intéresse. » « Parmi les cadres, nous observons actuellement beaucoup de profils qui ont négocié un départ », analyse Emmanuelle Rochefort, chargée des relations extérieures au CNAM. Souvent, ils se font financer une formation dans le cadre d’un licenciement et peuvent la suivre en continuant de percevoir leurs indemnités chômage. « Plus précisément, ce sont souvent des ingénieurs ou des profils scientifiques et techniques, souvent de haut niveau, mais qui n'arrivent plus, au bout de dix ans d'expérience, à progresser. Avec un MBA, ils aspirent à dépasser ce côté purement technique et à acquérir des compétences en gestion et en management pour pouvoir prétendre participer davantage à la stratégie de l’entreprise. Quand on passe dix ou quinze ans dans une société, on a un aperçu des fonctions que l’on a vocation à approfondir. »

 

Le MBA en part time : pour accompagner sa mobilité

Mais, évidemment, tous les intéressés ne peuvent se libérer une année entière pour suivre des cours à plein temps. A fortiori quand ils sont en poste. « On sent une demande accrue depuis quelques années de notre modèle à temps partiel, confirme Driss Aït Youssef, président de l’Institut Léonard de Vinci. Le contenu et le volume horaire est le même mais réparti différemment. Ce format en temps partiel comprend en général entre trois jours et une semaine de cours par mois. » Conçu pour des cadres entre deux postes et en "redynamisation de carrière", ce format intéresse des chercheurs d’emploi, certes, mais aussi et surtout des cadres en mobilité interne. « Souvent ils ont pris des responsabilités managériales ou, suite à une promotion, ont accédé à une fonction connexe sur laquelle ils doivent valider une expérience et renforcer quelques acquis, dans le domaine des achats ou du marketing par exemple. » Ce responsable de formation note que les entreprises sont de plus en plus sensibles à l’employabilité de leurs salariés. « Ces MBA sont souvent financés par l'entreprise avec une participation de son OPCA. »

 

L’Executive MBA : une dimension plus généraliste et entrepreneuriale

Plus les MBA sont spécialisés, plus l’expérience des intéressés est importante. « Chez nous, les profils ont entre treize et quinze ans d’expérience en moyenne, analyse Jean-François Chanlat directeur de l’Executive MBA Dauphine. On prend des plus jeunes, mais la plupart ont plutôt autour de 38 ans. L’idée est d'avoir acquis de l'expérience et de revenir sur nos bancs avec une vraie réflexion et un projet. » Guillaume Pican n’aurait pas dit mieux, d’autant plus que lui-même suit actuellement un MBA de ce type. « Dans mon cas, l’idée n’est pas de changer de poste mais d’approfondir mon expertise, confie ce consultant. Je recrute toute la journée des cadres dirigeants sur certains secteurs d'activité que je ne maîtrise pas forcément aussi bien que je le voudrais. Or, un Executive MBA permet de changer son regard sur l’entreprise et donc sa façon de travailler. » « Chez nous, l’une des conditions pour être pris est d’être en poste, d’où notre format à temps partiel », ajoute Jean-François Chanlat qui recrute actuellement sa 18e promotion de ce prestigieux MBA proposé en partenariat avec l’École des sciences de la gestion de Montréal. Concrètement, les cours se déroulent une fois par mois, les vendredis, samedis et dimanches, pendant 22 mois. « Environ un tiers des MBA sont financés par l’entreprise avec l’idée d’aider un salarié à progresser vers des postes plus dimensionnés. Certains sont pris en charge pour moitié par un organisme de formation, voire entièrement par le salarié, qui souhaite améliorer son employabilité ou qui a un autre projet en vue. 15 % de nos profils se lancent ainsi dans l’entrepreneuriat ou reprennent une entreprise par la suite. »

 

Le MBA à distance : si on habite loin

Malgré tout, nul besoin d’être obligatoirement présent ou d’habiter sur place pour prétendre suivre un MBA. « Nous avons créé récemment un nouveau format pour permettre à des candidats de suivre nos cours à distance », confie Emmanuelle Rochefort. Ce MBA du CNAM, qui n’en est qu’à sa troisième promotion, bénéficie des mêmes accréditations que ses aînés. « Les élèves étudient trois modules par trimestre, chaque semaine, via des vidéos qui sont postées sur une plate-forme dédiée. Les documents de cours sont téléchargeables. Et des tutorats synchrones (en direct) ou asynchrones (en décalé) permettent d’échanger avec les professeurs. » Quant aux profils intéressés par cette formule : soit ils habitent en province et ne peuvent assister régulièrement à des cours à Paris, soit ils sont très occupés et apprécient l’aspect plus virtuel de cet enseignement. « À noter qu’il implique quand même quelques déplacements, nuance Emmanuelle Rochefort. Nous insistons sur des temps de contact entre participants et organisons deux cours en présentiel par mois. Car la valeur d'un MBA est aussi de mettre en relation des profils d'horizons professionnels différents. » « En outre, quel que soit le format choisi, tous les formats comportent des voyages d’études, rappelle Guillaume Pican. Finalement le format choisi va dépendre de sa situation professionnelle et de son projet. Mais quoi qu’il arrive, l’investissement personnel sera le même. »


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