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Comment les diplômés de MBA se sont servis des classements pour faire leur choix

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Benjamin Dusaussoy

22/10/2018

Le MBA (Master of Business Administration) suscite l'intérêt auprès des professionnels en poste. Comment choisir face à la variété des parcours ? Faut-il se fier aux classements ? Plusieurs anciens participants témoignent.

« Notre classement a un impact immédiat sur le nombre de postulants. Cela veut donc dire que les candidats les regardent », estime Jean-François Fiorina, directeur général adjoint de Grenoble école de management (GEM). Les MBA ont pendant longtemps été principalement réservés aux hauts potentiels de l'entreprise, mais la nature des participants et leur raison de poursuivre pareille formation a évolué ces dernières années en parallèle aux transformations du marché de l'emploi.

Développement managérial, création d'entreprise ou besoin de sortir d'une impasse professionnelle, constituent désormais autant de raisons de se former. C'est notamment le cas d'Elena Adas-Blancos qui a suivi l'Executive MBA de Kedge Business School : « Je travaillais dans le management depuis plusieurs années, mais je n'arrivais plus à avancer. Au moment de choisir mon MBA, j'ai hésité entre the University of London pour lequel j'avais obtenu une bourse et le MBA de Kedge. Celui-ci était mieux placé donc je l'ai choisi malgré la bourse. »

 

« Les classements attisaient ma curiosité »

Comme cette dernière, Amine Chabbi, diplômé du MBA de l'Insead en décembre 2014, a lui aussi observé la hiérarchisation des établissements. Sans pour autant en faire un critère déterminant. « J'ai investigué les classements car ils attisaient ma curiosité. Certains les regardent avec une pondération plus ou moins forte dans leur décision. J'apprécie particulièrement celui du Financial Times pour ses critères vis-à-vis des besoins du candidat. Mais je trouve pour ma part que la pondération des critères fait que le rang n'est pas une vraie information. » À l'instar de nombreux participants, Amine Chabbi s'est appuyé sur d'autres sources pour effectuer sa sélection : « j'ai notamment lu des articles qui réalisaient des comparaisons et posé des questions à ceux qui effectuaient les MBA pour ressentir leur perception sur la qualité de l'apprentissage. »

 

Un manque de transparence quant à l'évaluation

Une démarche qui s'explique aussi par l'opacité qui entoure ces classements : « dû au manque d'explications, explique Yann Pichot, directeur de Business Unit chez Tronico et qui a suivi le MBA Audencia en 2012. À l'époque je les avais regardés, mais sans y accorder d'importance. Je connais des professionnels qui ont fait l'Insead, Lausanne, etc. On voit l'impact sur les salaires, les responsabilités. Pour ceux qui vont dans les MBA les plus prestigieux, les classements s'avèrent sûrement importants. Pour les autres, ce qui peut-être intéressant est de savoir qu'un MBA conserve une dynamique soit en se maintenant à une position voire en en gagnant quelques-unes. »

 

D'autres critères bien plus déterminants

Comme pour Audrey Establet, récemment diplômée d'un MBA en gestion de patrimoine chez Financia, le modus operandi de sélection des candidats est varié. « Dauphine, ESCP ou HEC représentaient le top 3 dans mon domaine mais je ne me suis pas arrêtée à cela. D'autant que j'avais choisi mon Bachelor par rapport à ce critère et que je n'avais pas été vraiment satisfaite. Ce qui m'a fait décider, c'est davantage la proximité, les enseignants et leur parcours professionnel ainsi que le titre du diplôme et l'organisme qui le délivre. » Même son de cloche chez Romain Miller, diplômé du EMBA Paris Dauphine et UQAM à Montréal : « Les classements, je ne les ai pas regardés. Je suis allé chercher un MBA issu d’une université renommée dont le programme développait, au-delà du business, des valeurs éthiques, dont le coût était aligné avec mon budget, présentait un volet international et dont l’organisation était adaptée à ma situation de jeune papa. Je me suis ensuite renseigné auprès des anciens pour confirmer mon choix. »

 

La cerise sur le gâteau ?

Si les classements des MBA peuvent faire la différence chez certains, ils n'en constituent pas pour autant un critère décisif. Puisque chaque situation est particulière et au regard des sacrifices que ce type de formation incombe, il importe surtout de : « bien préparer son projet à l'avance au travers d'une réflexion personnelle élaborée afin de construire ce que l'on veut faire plus tard selon ses véritables besoins et profiter ainsi d'un retour sur investissement », conclut Amine Chabbi.

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