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Executive MBA : avez-vous le profil ?

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Benjamin Dusaussoy

10/04/2015

Réservé à des professionnels chevronnés, l’Executive MBA (Master of Business Administration) a pour vocation de consolider une carrière ascendante en développant les compétences stratégiques et surtout managériales de ses participants. A consonance internationale, ce parcours de formation est-il fait pour vous ?

« Cette année, sur un peu plus de 200 étudiants, 80 % ont entre 8 et 17 ans d'expérience », indique Leila Murat, directrice associée des admissions du programme EMBA à l'Insead. A HEC Paris, l'âge moyen des participants s'élève à 39 ans. Preuve s'il en faut que pour intégrer ce type de cursus, l'expérience prime. « Effectué trop tôt, il serait difficile de retirer tout ce qu'a à offrir un Executive MBA, constate Ellen Kouzoubachian, responsable du recrutement du programme à Audencia. D'où l'importance de choisir la bonne période, celle où certaines expertises deviennent impératives pour permettre à des professionnels déjà bien installés dans leur carrière d'évoluer. »

>> Découvrez les différents Executive MBA

Compléter un parcours technique ou créer son entreprise

Plébiscité par les profils scientifiques à l'instar des ingénieurs, l'EMBA correspond parfaitement à des professionnels souhaitant compléter un parcours technique ou une expertise particulière par le biais d'une formation intensive en management. Objectif : casser le plafond de verre qui sépare ces hauts potentiels de postes à responsabilités. Pour Marie Simonsen, Head of EMBA Development à HEC : « Ceux qui projettent d'aller plus loin dans une fonction donnée, au sein d'une direction marketing ou financière par exemple, auront plutôt intérêt à suivre un mastère spécialisé. L'EMBA n'a pas pour finalité de faire des experts dans un domaine, mais de développer des compétences transversales pour comprendre l'alignement de chaque fonction du point de vue de la direction générale. » Les créateurs ou repreneurs d'entreprises embrassent également fréquemment ce type de cycle, véritable boîte à outils pour entrepreneurs.

Pas de projet, pas d'EMBA ?

Dans une large majorité des écoles, chaque profil est étudié individuellement. « Nous attendons des candidats qu'ils aient mené une vraie réflexion sur le pourquoi de cette formation. Il est déterminant de savoir dans quelle mesure ils souhaitent faire évoluer leur carrière », note Leila Murat. Faute de quoi, les portes se refermeront logiquement les unes après les autres. « Si ce n'est pas clair au départ, ce n'est pas la formation qui révélera la finalité du projet », assure la responsable du recrutement du programme d'Audencia.

Le travail en équipe au cœur du dispositif

Patrons de PME, responsables grands comptes, ingénieur en sûreté nucléaire… La force de l'Executive MBA tient aussi et surtout dans la variété des professionnels qui y participent. Comme l'indique Marie Simonsen : « L'EMBA est une formation interactive axée sur des travaux de groupe. Elle se co-construit avec les autres. A HEC, les participants réalisent une cinquantaine de cas par exemple. Les candidats qui souhaiteraient baser leur développement sur un plan plus personnel seront donc plus à l'aise avec un programme davantage académique.» A l'instar d'un mastère spécialisé ou d'un certificat. Alors que l'appétence pour le partage et la confrontation des idées s'avèrent primordiaux, « la capacité à pouvoir s'intégrer dans un groupe l'est tout autant », relève Ellen Kouzoubachian.

Etre ouvert sur des perspectives à l'international

Si les parcours de formation en EMBA ne tournent pas forcément le dos aux acteurs du marché franco-français, ils font tout de même la part belle à l'ouverture sur l'international. La maîtrise de l'anglais est donc un dénominateur commun à toutes les institutions moyennant des degrés d'exigence variables évalués par des tests. Nombreuses sont les enseignes qui consacrent d'ailleurs aujourd'hui une partie de leur parcours à l'étranger. A l'Essec par exemple, différents séminaires de plusieurs jours sont organisés en Asie à Singapour, aux Etats-Unis à Los Angeles ou encore à l’université de Mannheim en Allemagne. 

Comment financer son cursus ?

Pour transformer quelques uns de leurs employés en futurs dirigeants et surtout les conserver, certaines entreprises sont prêtes à financer les frais de formation. D'autres prendront seulement à leur charge une partie des 30 à 80 000 euros que coûtent en moyenne ces parcours. Le financement mixte est d'ailleurs la solution privilégiée dans environ 25 % des cas à l'Insead comme à Audencia. Dernière possibilité pour ceux qui souhaitent à tout prix réaliser un Executive MBA : régler soi-même la majorité de la note avec l'appui du Fongecif de l'entreprise ou grâce au Compte personnel de formation (CPF) si le l'EMBA est inscrit sur la liste des formations accessibles. Une expérience très généralement valorisée rapidement dans les deux années qui suivent, tant en termes de rémunération que d'évolution professionnelle !


 

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