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MBA : quel est le rôle de l’entreprise ?

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Marion Senant

24/06/2013

Se lancer dans un Executive MBA, c’est mener de front vie professionnelle et formation pendant plusieurs mois. Comment concilier les deux ? Et quelle est la place de son entreprise dans ce projet ? Eléments de réponse.

Le financement du MBA

L’époque où les multinationales offraient un MBA prestigieux à leurs cadres les plus prometteurs semble révolue. Aujourd’hui, la formule la plus courante est le co-financement. « Au niveau global, les entreprises s’acquittent des deux tiers des frais de scolarité, mais les situations sont très variables d’un participant à l’autre », note Valérie Madon, directrice du programme Executive MBA (EMBA) à l’ESCP-Europe.

D’après l’enquête GMAC 2012, les entreprises ne financent quasi intégralement ces programmes (entre 80 et 100%) que pour 6% des participants. L’immense majorité (82%) bénéficie d’un financement partiel : entre 20 et 80% des frais de scolarité. Les salariés qui se payent eux-mêmes leur formation restent très minoritaires (2%).

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L’aménagement du temps de travail

« Même s’il finance seul son MBA, un participant ne peut pas suivre le programme sans le soutien de son entreprise », estime Valérie Madon. Elles doivent accompagner le participant dans son travail quotidien, accepter ses absences, voire une baisse temporaire de sa productivité », précise-t-elle.

Un EMBA comme celui proposé par l’ESCP-Europe, c’est une semaine de cours à plein temps tous les mois et demi, cinq séminaires à l’étranger et trois heures de travail personnel chaque jour. Avec un programme aussi intensif, impossible de maintenir son rythme de travail habituel au bureau. « Cela ne veut pas dire que les personnes qui suivent un Executive MBA travaillent moins bien, rassure Valérie Madon, au fur et à mesure de la formation, elles gagnent en productivité, apprennent à aller directement à l’essentiel et développent leur vision stratégique. Les effets du MBA se font sentir dès le début du programme et l’entreprise en bénéficie ».

 

L’après MBA

Quand un salarié se lance dans un MBA, c’est bien évidemment pour y voir des conséquences sur sa carrière. Changement de secteur, prise de responsabilités accrue, évolution à l’international… les attentes sont variées.

Tous les participants n’ont pas pour objectif de quitter leur entreprise actuelle après leur MBA. Au contraire. Mais tout dépend de ce qu’on leur proposera à ce moment-là. Diplômé de l’Executive MBA de l’ESCP-Europe en 2010, Benoît N* avait « un contrat moral » avec son supérieur pour rester quelques années dans l’entreprise après sa formation, mais une réorganisation en a décidé autrement. « Mon managing director est parti et je me suis retrouvé à un poste qui ne m’intéressait pas, se souvient-il. Parallèlement, j’ai reçu une offre pour créer la filiale asiatique d’une autre entreprise. Je m’étais justement lancé dans un MBA pour avoir une carrière internationale ». Lucide, il a accepté le poste et vit aujourd’hui en Asie.

Marion Senant © Cadremploi

*Le prénom a été changé.

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