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Travailler pendant un Executive MBA, ils l’ont fait !

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Benjamin Dusaussoy

10/04/2015

Outil puissant d'évolution professionnelle, l'Executive MBA n'en demeure pas moins un consommateur de temps redoutable. Concilier une formation à temps partiel avec son travail en plus de sa vie de famille nécessite une organisation sans faille pour aborder son cursus le plus sereinement possible... Sans négliger le reste !

Quel investissement pour un Executive MBA ?

Dans sa version "executive", le MBA nécessite un investissement de taille quelle que soit la cadence impulsée par le centre de formation. Céline Roskovec, étudiante actuelle de l’executive MBA d’Audencia Nantes et responsable QHSE et développement durable en entreprise est bien placée pour le savoir. « Avec les cours chaque vendredi et un samedi toutes les deux semaines, le cursus m'occupe quatre jours par mois pendant 18 mois. Le fait d'avoir une école à proximité de mon domicile me permet de ne pas perdre trop de temps en déplacement si je devais me rendre à chaque fois à Paris par exemple. »

D'autres comme Philip Moncke, responsable chez Air Liquide qui a bouclé l'an dernier un programme de 14 mois à l'Insead, choisissent de faire la navette entre la France et l'étranger. « J'ai passé deux fois deux semaines à Singapour, une semaine à San Francisco et le reste du temps à Fontainebleau. » Tous font en tout cas état du même mot d'ordre : une organisation et une discipline de tous les instants.

>> Découvrez les différents Executive MBA

Gérer les conflits d'agenda avec son entreprise

La réussite de pareil challenge passe en effet par un agencement millimétré de son emploi du temps. « Ainsi que l'implication quasi indispensable de son entreprise, rappelle Philip Moncke. Au total, j'ai eu besoin de 60 jours de congés. L'entreprise m'en a accordé la moitié. L'autre partie, je l'ai obtenue grâce à mes congés personnels. Les dates sont communiquées très tôt en avance afin que les absences soient accordées. »

Pour Alphadio Olory-Togbe, ancien participant de l'Executive MBA d'HEC et responsable d'entreprise, l'arbitrage du temps s'est aussi très vite avéré une condition sine qua non pour ne pas se laisser déborder. « J'ai organisé mon travail avec mes équipes en planifiant ma semaine sur quatre jours au lieu de cinq. Tout était si bien rôdé, précise-t-il avec le sourire, qu'à la fin de la formation, je me retrouvais même excédentaire en temps. » Un luxe qui n'est toutefois pas l'apanage de tous les participants.

La famille, partie intégrante d'un projet MBA

Mère de deux enfants en bas âge, ce n'est pas Céline Roskovec qui dira le contraire. « Quand on envisage ce genre de cursus, on le fait à deux. Le conjoint doit être capable d'assurer les charges ménagères en plus de s'occuper des enfants quand on est en cours mais aussi, lorsque l'on travaille le soir en semaine. Tout comme mettre sa vie sociale entre parenthèses pendant un an et demi. » Puisque la vie personnelle est rudement mise à l'épreuve pendant la formation, « elle doit faire partie intégrante du projet, constate à son tour Philip Moncke. En plus des heures de formation en présentiel, en moyenne, le temps de travail hebdomadaire s'élève à 10 ou 15 heures. Faute de quoi, il est difficile de s'en sortir. »

Apprendre à hiérarchiser ses priorités

Pas de téléphone, pas de mail… « La réussite de l'EMBA c'est aussi la faculté de se déconnecter totalement de son métier pendant la formation », ajoute Alphadio Olory-Togbe. . Quelles sont ses priorités et combien de temps consacrer à chacune sans porter atteinte à ses missions respectives ? « Cela amène indubitablement à sorti d'une logique classique pour comprendre comment être engagé, dédié et présent à 100 % dans chacune de ses activités, concède Philip Moncke. D'une gestion naturelle de mes ressources, je suis ainsi passé à une gestion consciente. Il est vite possible de trouver 15 minutes pour lire un article comme dans les transports en commun le matin par exemple. Sur le temps de la pause du midi, fini le restaurant d'entreprise, j'en profitais pour lire ou préparer un document. Même chose le soir une fois que tous le monde était au lit. » Si exigeant soit l'Executive MBA, à l'arrivée, Alphadio Olory-Togbe constate que « la formation m'a fait gagner 10 ans professionnellement. »

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