Bien-être : les franchises promises à un bel avenir

Séverine Dégallaix

Le secteur du bien-être est dominé par quelques enseignes bien connues. Pour autant, des franchises de taille plus modeste réussissent à émerger sur ce marché aussi dynamique que concurrentiel.

577 instituts Yves Rocher, 121 centres l’Onglerie, 340 franchisés Jean-Claude Biguine, 180 pour Esthétic Center, 150 chez Point Soleil… Les Français qui veulent se faire dorloter n’ont que l’embarras du choix. Et avec une croissance moyenne de 7 % par an, le secteur du bien-être semble prendre de plus en plus d’importance dans le paysage hexagonal.

Bien-être : les franchises promises à un bel avenir

Pas étonnant, donc, que les franchiseurs comme les aspirants à la franchise s’engouffrent dans la brèche en espérant réussir à se distinguer de leurs concurrents. Comment ces nouveaux venus survivent-ils ? En jouant la carte de la spécialisation et en proposant des services toujours plus originaux. Blanchiment des dents, combinaison entre sport et nutrition, produits naturels, coaching en tonification, conseil en image, cours de fitness,… Les challengers rivalisent de bonnes idées pour attirer et fidéliser une clientèle soucieuse de son apparence et de sa santé.

Le low cost : l’avenir du bien-être ?

Parmi les concepts qui rencontrent un vif succès, celui du low cost, développé notamment par TheraCh’i, fait partie des plus prometteurs. « L’entreprise a été lancée il y a quatre ans et est devenue une franchise en 2010, explique Patrick Royer, son fondateur. L’idée était de créer des centres de bien-être accessibles à tous. » Alors que le prix d’un massage dépassait les 60 euros, TheraCh’i a commencé à proposer des soins pour des tarifs allant de 10 à 28 euros. Le secret : les massages automatiques. Une recette si convaincante que parmi les sept franchisés actuels, deux sont d’anciennes clientes. « Notre chiffre d’affaires a augmenté de 15 % en 2011. L’année 2012 va être une charnière car nous allons dépasser le cap des dix franchisés et nous réorganiser pour pouvoir continuer notre développement l’année prochaine. A partir de 2013, nous prévoyons une dizaine d’ouvertures par an », se réjouit-il. Optimisme démesuré ? Pas tant que cela dans la mesure où un autre facteur intervient : le développement du concept d’achat groupé, qui booste l’économie du secteur. Celui-ci permet aux clients d’obtenir des remises intéressantes sur les produits et les prestations.

Une concurrence plutôt rude

Vouloir devenir franchisé dans le bien-être juste parce qu’on aime les produits de beauté et les massages, c’est l’échec assuré. Le secteur demande dévouement, travail et investissement. Avant de se décider, mieux vaut s’assurer d’avoir le sens du service, du commerce, de l’écoute et de l’empathie. « La première chose à faire est de bien étudier le marché et la concurrence dans la ville, et pas seulement dans le quartier, conseille Patrick Royer. C’est un secteur dans lequel il est très difficile de faire des études de marché car si l’on demande aux gens dans la rue s’ils ont envie d’un massage, très peu répondent non ! » Quoique difficiles à obtenir, les évaluations chiffrées et objectives sont nécessaires pour qui veut s’assurer de passer le cap symbolique des deux ans et ainsi avoir une chance de voir son centre de bien-être devenir un vrai succès.

Séverine Dégallaix

 

« Un concept en pleine expansion »

Dans le secteur du bien-être, la filière du blanchiment des dents explose. Franchisée Magic Smile depuis deux ans, Sarah Sellam revient sur son expérience.

Comment se sont passés vos débuts de franchisée ?

J’ai d’abord dû trouver un local puis j’ai été suivie par la marque qui m’a donné des conseils sur la façon de bien lancer l’activité. Comme tout projet de ce type, cela demande un investissement, en l’occurrence 10 000 euros de pas-de-porte. Heureusement, mon activité séduit beaucoup car le concept de Magic Smile est en pleine expansion.

Quelles sont les raisons de ce succès ?

Le blanchiment des dents entre dans le cadre de l’esthétique et ne coûte pas très cher. Les clients sont conscients que nous ne faisons pas le même travail qu’un dentiste. Nos services sont abordables, rapides et correspondent à ce qu’ils demandent. Nous avons d’ailleurs une clientèle régulière. De plus, Magic Smile a été l’un des premiers à s’implanter à Paris. La force de l’enseigne, c’est qu’elle est à l’écoute et assure un suivi régulier avec ses franchisés. Elle utilise des produits fabriqués en France et offre des garanties de qualité.

Avez-vous des conseils à donner aux personnes qui voudraient tenter l’expérience ?

Il faut être sûr du secteur dans lequel on veut se lancer car les domaines qui sont en lien direct avec la clientèle sont exigeants. Il faut également avoir le contact facile, être à l’aise dans ses rapports avec les autres… Sur ces points, mes expériences précédentes dans la vente m’ont beaucoup servie.

A noter : 8 000 instituts de beauté sont recensés en France. Un sur trois fait partie de l’un des 100 réseaux de franchise qui existent dans le secteur de la beauté et du bien-être. La plupart sont de petite taille et emploient moins de deux personnes.

Séverine Dégallaix
Séverine Dégallaix

Diplômée en presse écrite, Séverine Dégallaix travaille depuis plus de dix ans sur des sujets concernant la recherche d’emploi et la gestion de carrière. A travers des interviews d’employeurs et de spécialistes du marché du travail ainsi que des années de recherches, elle a développé une expertise qui lui permet d’apporter des réponses actuelles aux problématiques rencontrées par les salariés et candidats de tous secteurs.

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