Franchise Beauté Minceur : les réseaux à suivre et ceux qu’il faut fuir

Quentin Velluet

Sport, détox, régime, nous sommes de plus en plus soucieux de cultiver un esprit sain dans un corps sain. Les franchises de la beauté minceur l’ont bien compris et profitent de cette tendance pour se développer. Mais ce secteur aux multiples ramifications est soumis à des réglementations en matière de santé dont certains franchisés paient les frais.
Franchise Beauté Minceur : les réseaux à suivre et ceux qu’il faut fuir

Cosmétique, alimentaire, bien-être ou encore sport… Le marché de la beauté-minceur est en fait un regroupement de branches diverses qui surfent toutes sur deux tendances contraires. D’un côté, une population française qui n’en finit pas de prendre du poids. De l’autre, le besoin (ou l’injonction ?) d’être physiquement et mentalement au top en toutes circonstances. À cela, s’ajoute le début d’une défiance envers un secteur pharmaceutique régulièrement sujet aux scandales. Résultat, les concepts se multiplient dans un marché estimé à plusieurs milliards d’euros. Si de très solides réseaux prospèrent, d’autres surfent sur des modes éphémères ou finissent par être soumis à des réglementations qui stoppent net leur développement. Les premiers à en faire les frais sont bien sûr les franchisés. C’est pourquoi il importe de bien se renseigner sur le concept et son environnement réglementaire avant de se lancer en franchise dans ce secteur.

Le coaching diététique, branche la plus solide

Premier critère à respecter : choisir un réseau spécialisé. « Une particularité du marché de la beauté minceur, c’est que les réseaux et les franchisés sont de plus en plus spécialisés car les consommateurs recherchent un endroit et une offre spéciale. Ce qui fonctionne bien, c’est le coaching alimentaire », explique Stéphanie Cinato Di Fusco, responsable national des marchés franchise et commerce chez In Extenso. Comme pour la restauration rapide, les réseaux à succès dans le secteur sont ceux qui mettent en avant le bio et des produits naturels.

Et la star du moment, c’est le réseau espagnol Naturhouse, spécialisé dans les conseils diététiques et la vente de compléments alimentaires à base de plantes, fruits et légumes. Arrivé en France il y a douze ans, le réseau compte désormais 630 établissements et revendique un chiffre d’affaires de 100 millions d’euros en 2016. Il a pour originalité de ne demander ni royalties ni redevance à ses franchisés. Seule une adhésion de 600 euros est à payer chaque année. Côté rentabilité, elle est prometteuse parce que les locaux nécessaires à l’activité sont réduits (entre 25 et 40m2) et que l’installation est rapide (entre 1 et 3 mois). Surtout, le franchisé n’a pas besoin d’équipe pour gérer son établissement et réalise 60 % de marge brute sur les produits qu’il vend, à raison d’un panier moyen estimé à 40 euros par semaine pour chaque client.

Moins imposant que son concurrent ibérique, le groupe Ethique & Santé, spécialisé dans la rééducation nutritionnelle depuis 2006 semble être tout aussi fiable : c’est du moins ce qu’en disent ses franchisés, satisfaits à 94,3 % de leur franchiseur selon l’Indicateur de la franchise, un organisme d’audit de la satisfaction des réseaux qui lui a décerné le prix de la meilleure enseigne de 30 à 100 points de vente en 2016.

Le enseignes à éviter

Des scores que les enseignes développées sur des effets de modes ne sont pas près d’atteindre. « En règle générale, il faut faire attention à tous les réseaux liés à une mode ou une réglementation », prévient Stéphanie Cinato Di Fusco. Il y a l’exemple des concepts qui exploitent des vides juridiques rapidement rattrapés par la réglementation ou empiétant sur les professions de référence comme les bars à sourire combattus par les dentistes, ou l’épilation à la lumière pulsée, du ressort des dermatologues. D’autres concepts ont disparu aussi vite qu’ils sont apparus parce qu’ils n’ont pas séduit la clientèle et qu’ils nécessitaient un investissement trop lourd. C’est le cas des concepts proposant de l’aquabiking ou de l’enseigne Power Plate qui a mis la clé sous la porte en 2012. Et c’est peut-être le destin des réseaux de cryothérapie.

Les franchises de cigarette électronique commencent aussi à broyer du noir après avoir connu leurs heures de gloire entre 2012 et 2014. Mais les consommateurs sont maintenant équipés et le marché a basculé de la e-cigarette vers le e-liquide, beaucoup moins rentable mais qui fait les choux gras du commerce en ligne. De plus, la part des vapoteurs français a diminué de 0,5 % entre 2014 et 2015, tout comme le nombre de magasins. De 2 500 en 2014, ils n’étaient plus que 2 000 en 2015. Et si cela ne suffisait pas, une directive européenne de mai 2016 est venue imposer aux commerçants la diminution de la contenance des flacons, l’opacité des vitrines de magasins et l’interdiction de la publicité. Le vapotage n’est donc plus un bon plan.

 

*Le marché de la minceur, Xerfi 2016.

 

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Quentin Velluet
Quentin Velluet

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