Services aux particuliers : de nombreuses opportunités

Séverine Dégallaix

Dynamique et rentable, le secteur des services aux particuliers regroupe des métiers variés qui ont peu été impactés par la crise. Deux particularités qui font de cette filière un secteur idéal pour qui souhaite se lancer dans la franchise.

Trois millions de particuliers employeurs, 10 000 emplois créés par an… Plusieurs facteurs permettent d’expliquer l’essor des franchises des services à la personne. Tout d’abord, l’allongement de la durée de vie qui booste l’emploi et la création d’entreprises dans les domaines de l’accompagnement des personnes âgées et de l’aide à domicile. Ensuite, l’excellent taux de fécondité en France qui augmente les besoins du côté de la garde d’enfants et du soutien scolaire.

Des franchises prospères malgré la crise

Le lancement, en juillet 2006, du Chèque emploi service universel (CESU) contribue largement à la bonne santé du secteur. Ce dispositif permet aux clients de jouir de prestations abordables et aux prestataires de gagner en rentabilité. Enfin, comme le rappelle Paulin Llech, président de la Fédération française des services à la personne et de proximité (Fedesap), « il y a de plus en plus de femmes qui travaillent et qui se font aider à la maison ».

La crise économique a eu un impact modéré sur les franchisés du secteur. « Les clients ne sont pas complètement partis parce que les besoins existaient malgré tout. Mais on a pu constater une baisse des recours aux services, notamment ceux pour lesquels les particuliers pensaient pouvoir se dégager du temps afin d’accomplir eux-mêmes les tâches », admet Paulin Llech. C’est-à-dire les services de ménage, repassage et jardinage. En revanche, certaines dépenses sont restées indispensables comme celles liées à la garde d’enfants et à la perte d’autonomie. Quoiqu’il en soit, la situation économique se redresse et les clients font de nouveau appel aux entreprises pour ce type d’aides. La filière des services aux particuliers, hors coiffure et esthétique, comptait ainsi 182 réseaux de franchise en 2011, dont 18 pour le nettoyage.

Des garanties de qualité

Un candidat qui voudrait se lancer en tant que franchisé dans les services aux particuliers doit toutefois être vigilant. Car la concurrence du travail non déclaré est extrêmement développée. « Il s’agit aujourd’hui du premier employeur du secteur », assure Paul Llech. Offrir des prestations d’une qualité imbattable reste un critère qui permettra aux franchisés de se différencier sur le marché. Pour cela, rien de tel que la formation professionnelle. Les franchisés et leurs éventuels employés doivent s’y soumettre afin de maîtriser au mieux les outils de leur spécialité, de façon à ce que toute l’équipe soit au même niveau de compétences.

Pour autant, ces capacités professionnelles ne suffisent pas : « dans ce secteur, on ne vend pas seulement des services, tient à rappeler Paul Llech. On vend du capital humain, un savoir-être ». Car pour les clients les plus isolés, avoir quelqu’un qui vient faire quelques heures de ménage par semaine est l’un des rares contacts avec le monde extérieur. Le sens du relationnel est donc la première des qualités à valoriser lorsqu’on souhaite se lancer en tant que franchisé.

Séverine Dégallaix

 

« Des rencontres et des contacts humains »

A2micile est spécialisée dans le ménage, la garde d’enfants, le maintien à domicile, le jardinage… David Clerc a rejoint l’aventure en mars 2008.

Pourquoi vous êtes-vous lancé dans la franchise ?

J’étais décidé à me mettre à mon compte, de préférence dans le secteur des services à la personne, qui m’a toujours intéressé. Le problème, c’est que j’occupais un poste très prenant dans la distribution. J’avais donc peu de temps libre pour créer une entreprise à 100 %. La franchise était un moyen de gagner du temps au lancement.

Comment avez-vous choisi l’enseigne ?

Après quelques recherches, j’ai parlé avec des franchisés A2micile à Lyon puis j’ai rencontré le PDG. J’ai été convaincu par sa personnalité, et j’ai décidé de l’accompagner dans le développement de sa franchise, qui était toute jeune à l’époque. Ce type de projet, c’est avant tout une histoire de rencontres et de contacts humains.

Le lancement a-t-il été rapide ?

Oui, comme la franchise était déjà implantée dans la région, les études de marché existaient, il ne restait que quelques détails à régler. J’ai très vite pu chercher les premiers clients et procéder au recrutement du personnel. L’affaire a bien démarré même si le secteur reste concurrentiel. Il m’a fallu un an et demi avant d’être certain que le projet était viable financièrement.

 

25 000 organismes agréés

D’après l’Agence nationale des services à la personne (ANSP), il existe actuellement plus de 25 000 organismes agréés dans le secteur. Ils sont répartis en trois domaines : les services à domicile (garde d’enfants, assistance administrative…), les services de la vie quotidienne (ménage, bricolage…) et les services aux personnes dépendantes (aide à la mobilité et transport, assistance aux personnes âgées ou dépendantes…).

Séverine Dégallaix
Séverine Dégallaix

Diplômée en presse écrite, Séverine Dégallaix travaille depuis plus de dix ans sur des sujets concernant la recherche d’emploi et la gestion de carrière. A travers des interviews d’employeurs et de spécialistes du marché du travail ainsi que des années de recherches, elle a développé une expertise qui lui permet d’apporter des réponses actuelles aux problématiques rencontrées par les salariés et candidats de tous secteurs.

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