Travailler en Belgique

Publié le 02 janvier 2014 La rédaction Cadremploi

À moins d’1h30 en train de Paris, la Belgique ne manque pas d’attraits : pays limitrophe, on y parle le français sur une partie du territoire, le coût de la vie y est plus intéressant et la fiscalité avantageuse. Près de 200 000 résidents français et 30 000 frontaliers se sont laissé séduire.

Conditions d’accès au travail en Belgique

La Belgique étant membre de l’Union Européenne, les Français travaillant sur le territoire sont sous le régime de la libre circulation des travailleurs et n’ont pas besoin de disposer d’un permis de travail. Il est cependant obligatoire de s’inscrire dans les 8 jours au service des étrangers de la commune où vous êtes employé. Vous serez alors convoqué à un rendez-vous où, contre une attestation d’employeur et quelques justificatifs d’identité, vous recevrez une carte de ressortissant de l’Union Européenne, valable 5 ans.

Le niveau de salaire

Il n’existe pas de salaire minimum commun à toutes les branches professionnelles en Belgique. La question de la rémunération est fixée par les conventions collectives de travail. Un revenu minimum garanti compris entre 1 300 et 1 500 euros brut mensuel est observé, tandis que le salaire moyen oscille entre 2 500 et 3 000 euros brut mensuel.

Le temps de travail et les congés

Un temps de travail de 8 heures maximum par jour et de 39 heures par semaine est prévu par la loi. Au-delà, ce sont des heures supplémentaires qui doivent être payées en tant que telles (à taux variable selon les conventions collectives). Il est légalement prévu 20 jours de congés annuels pour les ouvriers et 4 semaines pour les employés, auxquels s’ajoutent 10 jours fériés légaux.

Fiscalité : où payer ses impôts ?

Le système fiscal belge comprend une retenue des revenus à la source : le précompte professionnel. Le taux d’imposition varie entre 25 et 55 %, avec une déclaration à effectuer chaque année en juin. Pour le cas particulier des travailleurs frontaliers, ils ne sont imposés en Belgique que sur les revenus effectivement perçus sur le territoire belge.

Les assurances sociales

Chaque travailleur – résident comme frontalier – cotise pour le système de sécurité social belge, ce qui équivaut à 13,07 % du salaire brut. Cette retenue ne comprenant pas l’assurance maladie, il faut en plus choisir une mutuelle ou s’inscrire à la caisse auxiliaire d’assurance maladie-invalidité (CAAMI). En cas de chômage, les travailleurs frontaliers sont indemnisés par Pôle emploi en France (en tenant compte de leur période d’activité en Belgique).

Le système de retraite

Il n’existe pas en Belgique de régime général de pensions. Chaque branche professionnelle possède ses propres règles. Néanmoins, l’âge général légal de retraite est fixé à 65 ans, après 45 années de cotisation. Un travailleur français installé en Belgique peut bien sûr additionner ses années de cotisation sur les deux territoires.

Les secteurs qui embauchent en Belgique

La Belgique est un état très majoritairement tertiaire et c’est par conséquent dans ce domaine qu’il y a le plus d’emplois à pourvoir. Parmi les branches professionnelles qui embauchent régulièrement, citons le secteur bancaire et des assurances, l’ingénierie informatique, le domaine de la grande distribution, ainsi que les métiers de la santé.

Bon à savoir

Trois langues officielles coexistent en Belgique : le français, majoritaire en Wallonie, le néerlandais, majoritaire en Flandre, et l’allemand, majoritaire dans la petite communauté germanophone à l’extrême-est du pays. Seule la région de Bruxelles-Capitale est officiellement trilingue. Par ailleurs, l’usage de l’anglais se généralise, surtout dans les milieux d’affaires.

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La rédaction Cadremploi
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