Travailler en Espagne

Publié le 02 janvier 2014 La rédaction Cadremploi

Avec un taux de chômage avoisinant les 20 %, trouver un emploi en Espagne relève du sacerdoce. De solides compétences et une maîtrise parfaite de l'espagnol sont des armes indispensables pour se tailler une place sur le marché de l'emploi.

Conditions d'accès au travail en Espagne

Pour un séjour de moins de trois mois en Espagne, le citoyen européen n'a aucune démarche à effectuer, il doit seulement détenir une carte d'identité nationale ou un passeport valide. Au terme de cette période, il doit s'inscrire au registre central des étrangers, auprès du bureau des étrangers ou du commissariat de police de son lieu de résidence. Il faut aussi faire une demande pour obtenir un Numéro d'identification pour étrangers (NIE) au commissariat.

Le niveau de salaire

Les salaires espagnols sont en moyenne 20 % à 30 % inférieurs aux salaires français. Il existe une rémunération minimum – le SMI (Salario minimo interprofesional) – dont le montant est fixé annuellement. Il avoisine 650 euros net par mois. Le salaire mensuel moyen est quant à lui aux alentours de 1 600 euros.

Le temps de travail et les congés

Le temps de travail hebdomadaire légal est de 40 heures. Il y a 14 jours fériés nationaux auxquelles s'ajoutent plusieurs fêtes locales. Les jours fériés sont soumis à des changements par les autorités locales. Les salariés ont droit à 22 jours de congés payés par an.

Fiscalité : où payer ses impôts ?

Si vous résidez en Espagne depuis plus de 183 jours, vous serez considéré comme résident fiscal et devrez payer l'impôt sur le revenu - qui inclut les cotisations sociales - prélevé sur les salaires et calculé selon les niveaux de rémunération et de vie. Les taux d'imposition varient de 18 % à 43 % selon les salaires. Un accord a été signé entre la France et l'Espagne, en 1995, pour éviter la double imposition.

Les assurances sociales

Les citoyens européens peuvent conserver leur couverture de santé nationale pendant un an via le formulaire E-101 ou deux ans via le formulaire E-102. Au-delà, ils doivent contribuer au système de santé espagnol, l'INGESA, en s'inscrivant à la Sécurité sociale espagnole.

Le système de retraite

Si vous avez le statut de travailleur détaché, c'est-à-dire que vous êtes salarié dans une entreprise française et travaillez en Espagne pour une durée limitée (maximum deux ans), vous pouvez continuer à cotiser en France. Sinon, vous devrez cotiser au régime de retraite espagnol. Les mois travaillés en Espagne sont pris en compte en fin de carrière.

Les secteurs qui embauchent en Espagne

Malgré le fort taux de chômage, certains secteurs offrent quelques débouchés. C'est la cas par exemple du marketing, de l'import-export, de l'informatique, des nouvelles technologies ou encore de la restauration. Madrid et Barcelone attirent l'essentiel des travailleurs étrangers du fait de leurs économies vigoureuses.

Bon à savoir

Hormis dans de grandes compagnies où la langue de travail peut-être l'anglais, la connaissance de l'espagnol est un pré-requis essentiel pour décrocher un job. À noter qu'il existe des lois qui restreignent l'embauche des étrangers.

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La rédaction Cadremploi
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