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Travailler en Australie : comment trouver ses marques aux antipodes ?

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Lincoln Siliakus

29/04/2014

Grande comme 11 fois la France, l’Australie est l’un des plus grands pays de la planète. Un géant, certes, mais isolé du reste du monde et dont l’essentiel du territoire est pratiquement inhabitable. Cet environnement « hostile » pousse les Australiens à s’adapter à leur habitat et à ne compter que sur eux-mêmes : une attitude qui se retrouve dans l’environnement professionnel.

 

(Photo © Matthew Field)

Des échanges directs et basés sur des faits

En Australie, d’une manière générale, gardez à l’esprit le vieux précepte : « mieux vaut agir que parler ». Le respect s’y obtient par l’action et les résultats, pas autrement. Gare à ceux qui auraient tendance à étaler leur savoir intellectuel, ils seront mal vus. La première des qualités d’un manager sera son expérience non ses diplômes.

Les Australiens sont directs dans leur communication avec les autres. Une caractéristique qui doit vous pousser à ne rien oublier lors de la préparation d’un contrat : ce qui n’est pas explicitement écrit ne fera pas partie du « deal ». De même, tandis qu’une négociation « à la française » peut avoir tendance à s’éterniser, la manière australienne a de quoi surprendre : rapides, abruptes, il n’est pas rare qu’elles se finalisent par téléphone ou e-mail. En affaire, n’attendez pas des Australiens qu’ils ménagent les sentiments de leurs interlocuteurs, ils n’auront pas peur de leur dire ouvertement « non ».

Management à l'australienne : trouver l’équilibre entre autonomie et indépendance

A l’inverse de l’organisation pyramidale que nous connaissons généralement en France, les structures professionnelles australiennes se caractérisent par des organisations matricielles ou par un management horizontal. La distance hiérarchique étant beaucoup plus faible en Australie, le prénom est d’usage à travers toutes les strates de l’entreprise et les employés agissent avec moins de déférence envers leurs supérieurs : un manager ne s’offusque pas d’être interrompu, voire contredit, au cours d’une réunion. Ceci n’est pas un manque de respect, c’est ainsi que cela fonctionne de Brisbane à Perth, en passant par Sidney, Melbourne et Canberra.

Le manager australien donne à ses employés la ligne générale des tâches à réaliser et se contente ensuite de superviser. Attention ! Si votre chef semble s’immiscer dans vos dossiers ou dans votre travail, c’est peut-être qu’il s’inquiète de vos performances ! Car la règle est l’autonomie des collaborateurs qui s’intègrent toutefois dans une vision collective, dans « l’effort d’équipe » que partagent les Australiens, à la hauteur de leur fascination pour le sport. Autonome, donc, mais pas indépendant. Peu de respect est accordé à ceux qui se tiennent à part : on attend de vous que vous entriez dans la mêlée et apportiez votre contribution.

Relations avec ses collègues : pas de chichi mais des rapports francs et directs

Tout le défi pour le chef d’équipe français sera donc de trouver le bon équilibre dans les relations professionnelles ; entre autonomie et supervision souple, le manager doit veiller à ne pas se retrouver à l’écart de ses collaborateurs. Inversement, une approche autoritaire est déconseillée, mieux vaut préférer une attitude de consultation des employés et ce dès le départ.

Les réunions sont très différentes des réunions « à la française ». Très animées, le langage y est généralement cru et l’humour souvent pratiqué. A l’inverse, un langage trop élaboré et diplomatique pourrait sembler suspect. L’objectif de se réunir est de définir des solutions claires et réalistes, des tâches précises et de fixer des délais à respecter.

Pour les Australiens le futur compte plus que le passé

Le rapport au temps est en effet linéaire et organisé, la ponctualité est appréciée même s’il arrive aux Australiens d’arriver en retard de quelques minutes aux réunions. Citoyens d’un pays récent, les Australiens ont un rapport beaucoup moins lourd à l’Histoire que les Français. Le futur compte bien plus que le passé.

Le rapport des Australiens au travail, à la hiérarchie et au temps diffèrent de celui des Français et peuvent causer des incompréhensions et malentendus lors d’une expatriation. Mais en matière d’interculturalité, les caractéristiques que nous évoquons sont donc à prendre dans un sens relatif, car chaque individu est différent. Le manager devra analyser son environnement de travail afin d’adapter avec succès ces quelques conseils.

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