1. Accueil >
  2. international >
  3. sommaire >
  4. Travailler en Corée du sud : le relationnel ou la voie du succès

Travailler en Corée du sud : le relationnel ou la voie du succès

travailler-en-coree-du-sud--le-relationnel-ou-la-voie-du-succes

Thérèse Cazentre

21/07/2014

On a souvent tendance à considérer la Corée du Sud comme un mix entre ses célèbres voisins : la Chine et le Japon. Et pourtant… le pays du Matin Calme offre un environnement de travail à part, où il n’est pas toujours facile de s’orienter.

La Corée du Sud est l’un des pays le plus marqué par la philosophie de Confucius. L’ordre et la logique des choses du monde y sont bien établis, c’est donc sur ce modèle que la famille s’est organisée et par la même, l’entreprise. Formées et formatées à ses règles, les entreprises coréennes fonctionnent sur le modèle du « Chaebol », puissant conglomérat dont les activités sont aussi diverses que leur organisation familiale est confuse.

L'identité coréenne se forge par sa fonction dans le groupe

Dans les entreprises coréennes, la hiérarchie est très marquée et les anciens sont respectés. Les titres foisonnent. Ils revêtent une importance primordiale et sont systématiquement mentionnés dans l’appellation des personnes en entreprise (Directeur Kim Yeo-Yun par exemple, Assistante Park Bi-Ju), car ils permettent à l’individu de se positionner dans l’entreprise et ainsi d’y trouver son identité.

L’évolution de carrière se fait essentiellement à l’ancienneté, même si aujourd’hui, les jeunes, formés à l’étranger, rentrent au pays convaincus par de nouveaux concepts.

Appartenir au groupe, être membre d’un cercle, c’est ce qui donne une identité à l’individu. Il ne se reconnait que par son appartenance et sera loyal à son groupe. La langue coréenne utilise au demeurant de manière quasi constante la formulation « nous » (Uri Nara « Notre pays »). De fait  les Sud-Coréens sont généralement de fervents défenseurs de leur pays et de leur entreprise.

Le consensus, ciment du groupe en Corée

Le collectif dirige l’action et privilégiera toujours le consensus à l’affrontement : le conflit est banni dans l’entreprise, l’harmonie recherchée. Un chef d’équipe ne doit pas s’attendre à un discours direct de la part de ses collaborateurs.

De manière générale, la communication interpersonnelle des Coréens repose énormément sur le non-dit, le non-verbal, bien davantage que sur le contenu réel du discours. Il faut donc faire preuve d’attention et de vigilance à l’égard de ses collègues, car il n’est pas dans les usages de dire à l’autre ce qu’il n’a pas envie d’entendre. Le « non » ne fait pratiquement pas parti du vocabulaire dans le monde de l’entreprise, à plus forte raison lorsque le rapport de hiérarchie va de bas en haut… Il convient alors d’interpréter en ce sens silences et questionnements.

L’éducation des enfants coréens va d’ailleurs dans ce sens : l’observation en fait partie intégrante. Pour vous aussi, observer le comportement de l’autre sera indispensable afin de comprendre les intentions « au-delà des mots » de votre interlocuteur. Tout particulièrement lors des réunions…

En Corée, le chef indique le chemin

Les employés attendent des instructions précises. Un bon chef se doit donc d’accompagner et d’encadrer les activités de son équipes, de répartir clairement les rôles. L’initiative et la prise de décision ne sont pas des réflexes à attendre, car les jeunes Coréens n’y sont tout simplement pas formés.

Se réunir n’a de sens que pour transmettre l’information et donner ses directives. Le débat n’intervient que très peu et donner son avis ne fait pas partie des principes acquis. Un ordre du jour clair et précis doit être proposé pour rassurer le groupe. Bien évidemment s’y tenir durant la réunion est impératif au risque de ne pas être compris. Un « chef » ne doit jamais perdre son sang froid il y perdrait aussi son crédit et son autorité vis-à-vis de son équipe.

L’importance de l’after work pour les Coréens

Le moyen le plus adapté pour transmettre l’information, en obtenir ou encore créer un climat collectif, est de sortir du cadre formel de l’environnement de travail. Les Coréens affectionnent pour cela les soirées karaoké arrosées de leur alcool favori, le Soju. Car la vie au travail prime sur la vie privée : celle-ci est sacrifiée aux besoins de l’entreprise et les Coréens ne comptent pas leurs heures y compris le week-end si le chef le demande.

4

commentaires

Participez à la discussion

Réagir à cet article

coly moussa77

08/07/2018

à 22:31

Je veux avoir plus d'information a propos des offres d'emploi en corée du sud

> Répondre

Gora thiam

01/07/2017

à 12:21

Bonjour je suis jeune senegalais qui cherche du travail merci

> Répondre

Han Yeorum

27/09/2014

à 17:45

Bonjour

ça fait 2 an que je cherche un emploi en Corée du sud, je suis diplômée d'un Master 2 en Audit et contrôle de gestion.

je ne maitrise pas la langue coréenne ( j' ai un niveau de débutant en coréen) mais je sais que je suis hard worker et je peux bien m’intégrer dans ce pays.

j'y cherche une opportunité d'emploi et de carrière dans mon domaine de spécialité, je suis très motivée à l'idée de bosser là bas de rejoindre une des grandes entreprises étrangères en Corée .

jusqu'à ce qu'une opportunité d'emploi de ce pays atterrit sur ma boite mail , je tiens à exprimer mon appréciation de cet article bien rédigé et informatif.

Merci.

> Répondre

En réponse à Han Yeorum

mimi

21/11/2016

à 18:39

premièrement:Il faudrait se renseigner si ton domaine de métier est recherché en Corée.Il faudrait définir quel est ton avantage en tant que toi étranger par rapport à la main d’œuvre locale?
Maîtriser la langue c'est un atout majeur et un facteur d'intégration très important il faudrait peut être penser à prendre des cours plus sérieusement.,ensuite essayes de te renseigner sur le système de l'audit en Corée, car il y a des règles qui doivent être très différentes de celles établies en France.

> Répondre

+