Consultant, trouvez le statut qui vous correspond le mieux

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EIRL, micro-entrepreneur, EURL, SASU, ou portage salarial, les statuts pour se lancer comme consultant sont multiples. Avec chacun des avantages et des inconvénients.
Consultant, trouvez le statut qui vous correspond le mieux

Voir tableau comparatif des statuts

 

Si vous vous lancez en EIRL

Autrement dit si vous créez une entreprise individuelle à revenu limité. Vous êtes évidemment indépendant et libre de vos faits et gestes et en cas de difficultés, votre patrimoine personnel n’est pas engagé contrairement au simple statut d’entreprise individuelle (EI). En EIRL, vous affectez une partie de votre patrimoine à l’entreprise, qui servira de gage aux créanciers. Au niveau protection sociale, vous dépendez du Régime social des indépendants, le fameux (et controversé) RSI. Selon l’option retenue au départ, vous êtes assujetti à l’impôt sur le revenu ou à l’impôt sur les sociétés. Vous n’êtes lié à aucune structure juridique, si ce n’est les clients dont vous dépendez. 

 

Si vous optez pour une micro-entreprise 

Soit le nouveau nom de l’auto entreprise. Concrètement, vous payez des charges en fonction du chiffre d’affaires généré. Pas de CA, pas de charge. Vous êtes tenu de respecter certains plafonds annuels de chiffre d’affaires - 82 200 euros pour de la vente, 32900 euros pour des services –, d’immatriculer votre activité au répertoire des métiers ou du registre du commerce et des associés et d’ouvrir un compte bancaire professionnel. Bref, des formalités uniques mais chronophages tout de même. Vous êtes assujettis à l’impôt sur le revenu et relevez du régime social des travailleurs non salariés.

 

Si vous montez une EURL ou une SASU

Soit une entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée ou une société par actions simplifiée unipersonnelle. Vous êtes le seul actionnaire et crée ainsi une personne morale qui fait écran par rapport à votre patrimoine personnel. En cas de difficulté, les créanciers ne pourront se rembourser qu’à hauteur de votre capital initial. Monter une EURL un une SASU oblige à tenir une véritable comptabilité et publier un avis de constitution de la société dans un journal d’annonces légales (environ 150 euros), un rapport de gestion auprès du tribunal de commerce, … Dans le cas d’une SASU, vous êtes l’associé unique mais vous pouvez distribuer des actions à vos salariés. Bref, beaucoup de formalités administratives pour asseoir la crédibilité de votre projet entrepreneurial.

 

Si vous choisissez le portage salarial 

Vous travaillez en toute indépendance mais sans créer votre propre société. En effet, vous êtes salarié d’une entreprise de portage comme Cadres en Mission. Cette dernière se charge de facturer vos clients et vous reverse vos revenus essentiellement sous forme de salaire net (diminué des frais de gestion de la société de portage, environ 8 à 10 % et des cotisations sociales bien sûr). Les avantages sont multiples : exit les démarches administratives entièrement gérées par la société de portage. En tant que salarié, vous conservez les avantages liés à ce statut : régime général de Sécurité sociale, assurance chômage, retraite complémentaire, prévoyance et mutuelle. Vous bénéficiez également de la force d’un réseau. « Ce statut est réservé à tous les cadres et les consultants qui exercent des prestations intellectuelles. Seule contrainte, le montant des honoraires journaliers doit pouvoir couvrir le salaire minimum », conclut-on chez Cadres en Mission. Pour Stéphane, Saba, consultant porté chez Cadres en Mission,  « le portage salarial est une bonne manière de débuter l’entrepreneuriat ».

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