Quelles sont les missions ?

Alors que le déploiement commercial des réseaux 5G est une réalité, les premiers travaux pour la définition et l'étude des réseaux 6G ont débuté. La communauté scientifique s'accorde sur le fait que ces réseaux seront caractérisés par une très forte densité spatiale de points d'accès, une hétérogénéité des technologies d'accès, un fort nombre d'utilisateurs par points d'accès, une demande de connectivité omniprésente devant allier une latence ultra-faible, une très grande largeur de bande et une grande efficacité énergétique. En particulier, ils reposeront sur les éléments de développement scientifique et technologique suivants :

Une transmission d'informations très rapide et fiable entre les objets, les dispositifs et les systèmes interconnectés, permettant des communications ultra fiables et à faible latence (URLLC) pour des applications critiques particulièrement sensibles aux délais.
Le placement dynamique et la disponibilité de capacités de traitement et de stockage de données à la périphérie du réseau, dans un paradigme appelé " edge cloud and computing ".
Un accès basé sur la multi-connectivité, utilisant notamment des solutions de communication en spectre millimétriques (mmWave) et sub-THz, et de nouvelles solutions de communication sans fil, comme les surfaces intelligentes reconfigurables (RIS) et les points d'accès mobiles.
Allant de pair avec leur densification, les futurs réseaux sont attendus pour recourir à des transmetteurs multi-antennaires. Afin d'épouser la nécessaire mutation des infrastructures télécom vers des solutions plus frugales en énergie, l'une des voies pour la 6G est d'opter pour des architectures radio moins complexes, moins couteuses mais capables de fournir un compromis attractif sur la capacité du réseau et son impact énergétique. Le faible coût de ces solutions ouvre la voie vers l'approche " dirty-RF " caractérisée par des chaînes RF de facteur de qualité modérée et nécessitant des fonctions numériques de compensations des effets potentiellement non linéaires dûs à leurs imperfections.

Que ce soit pour l'optimisation des ressources hétérogènes dans les réseaux 6G qui se traduisent par la résolution de problèmes combinatoires " NP-complets ", pour la compensation d'effets non linéaires d'une chaîne de communication ou pour l'optimisation de matrice de pré-codage des émetteurs MIMO, les futurs noeuds et dispositifs de réseau devront être dotés de capacités d'apprentissage et de prise de décision grâce à l'intelligence artificielle et à l'apprentissage automatique (machine learning), de sorte qu'ils optimisent de manière autonome leur fonctionnement en réaction aux changements de l'environnement.

Dans un tel contexte, le laboratoire LSHD recherche un.e collaborat.eur.rice capable de prendre en charge des études liées à l'utilisation de techniques d'optimisation basées sur l'intelligence artificielle appliquées au domaine des réseaux 6G

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Quel est le profil idéal ?

Ingénieur.e de recherche en techniques d'IA pour l'optimisation des systèmes de communication 6G
Le poste proposé regroupe les éléments suivants :
- Mener des activités de recherche dans le domaine de l'utilisation de techniques d'optimisation basées sur l'IA et l'apprentissage automatique (machine learning) pour l'optimisation des réseaux 6G sous contrainte des critères de qualité de service attendues et visant une meilleure efficacité énergétique.
- Menés en collaboration avec d'autres membres du laboratoire voire du service/département, ces travaux se focaliseront sur l'allocation de ressources hétérogènes pour les réseaux 6G dans le but de trouver des solutions innovantes pour les applications et les problèmes de télécommunications qui vont au-delà de l'état de l'art.
- L'expertise du/de la candidat.e lui permettra d'apporter un regard neuf sur les techniques d'optimisation des fonctions de compensation des effets non linéaires des chaînes RF, comprise dans l'approche dite " dirty-RF ".
- Évaluer les solutions proposées par des simulations numériques et contribuer à l'élaboration de preuves de concepts et de démonstrateurs.
- Contribuer par ces travaux de recherche à des projets collaboratifs ou industriels.
- Publier des articles de recherche dans des revues et des actes de conférence de renommée internationale.
- Participer à l'activité de dépôt de brevets du laboratoire, visant à protéger la propriété intellectuelle développée au cours des travaux de recherche.

Profil attendu
Les candidat(e)s doivent avoir
- Un doctorat en systèmes de communications sans fil ou domaine similaire.
- Une connaissance approfondie des outils d'apprentissage automatique et d'intelligence artificielle.
- Une passion pour les problèmes théoriques et pratiques dans le domaine des communications numériques et des réseaux mobiles ; une expérience sur les réseaux 5G serait appréciée.
- Des compétences en matière de résolution de problèmes par la modélisation mathématique et/ou les simulations numériques.
- Plusieurs publications de premier rang liée à l'utilisation de l'intelligence artificielle dans un ou plusieurs des domaines suivants : allocation de ressources pour les réseaux 5G et 5G+, conception d'architecture de réseau, solutions de couche physique pour les communications numériques.
- La capacité à conjuguer le travail autonome et indépendant avec la coopération en équipe.
- Une connaissance approfondie d'un ou plusieurs langages de programmation ou logiciels de simulation (Matlab, Python, C, C++,...).
- Une excellente maîtrise de l'anglais à l'écrit comme à l'oral.
Les compétences suivantes sont également les bienvenues :
- Architecture et optimisation de ressources pour le mobile edge computing.
- Techniques d'optimisation dynamique ou stochastique dans domaines des télécommunications.
- Connaissance de la langue française.

Pourquoi les rejoindre ?

Le Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) est un organisme public de recherche. Acteur majeur de la recherche, du développement et de l'innovation, le CEA intervient dans le cadre de ses quatre missions : . la défense et la sécurité . l'énergie nucléaire (fission et fusion) . la recherche technologique pour l'industrie . la recherche fondamentale (sciences de la matière et sciences de la vie). Avec ses 16000 salariés -techniciens, ingénieurs, chercheurs, et personnel en soutien à la recherche- le CEA participe à de nombreux projets de collaboration aux côtés de ses partenaires académiques et industriels.

 
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