Son employeur lui refuse sa prime de fin d'année à cause de son 13e mois : la justice le condamne à payer 55 000 €
Devant la justice, la compagnie aérienne soutenait qu'un salarié ne peut pas cumuler treizième mois et prime de fin d'année.
Journaliste au sein du groupe Figaro, je travaille pour Cadremploi et le Figaro Emploi depuis novembre 2024. Je suis spécialisée dans les questions liées au travail, au droit social et aux parcours professionnels.
Devant la justice, la compagnie aérienne soutenait qu'un salarié ne peut pas cumuler treizième mois et prime de fin d'année.
Le salarié s'est placé en lanceur d'alerte et soutenait que le projet présentait un risque pour l'environnement.
Une envie pressante vous prend mais votre temps de pause est épuisé ? Maxime Bisiau, avocat en droit du travail au Barreau de Paris, rappelle pour Cadremploi les droits des salariés et les obligations de leurs employeurs en matière de pauses toilettes.
"L'ancienneté n'offre pas de protection automatique : un fait unique peut suffire à justifier un licenciement, même après trente ans de carrière", explique Maître Adrien Camus, avocat en droit social au barreau de Paris.
Entre faux certificats et missions fictives, la Cour administrative d'appel a confirmé la rupture du lien de confiance. Avocat en droit public, Me Mathias Chave revient pour les lecteurs de Cadremploi sur une décision de justice qui fait jurisprudence.
L'employeur avait également découvert des incohérences dans le CV de l'ancien commercial.
"On ne peut pas licencier un salarié pour le seul fait d'avoir une relation amoureuse, explique Olivia Mahl, avocate en droit du travail. Mais des restrictions sont possibles si elles sont justifiées et proportionnées."
L'entreprise, présente partout en France, recrute essentiellement sur trois postes clés de sa chaîne de production.
Le candidat a relaté cet entretien d'embauche sur le forum en ligne Reddit. Christelle Chapuis, formatrice en droit social et en ressources humaines, analyse pour Cadremploi les risques de telles pratiques de recrutement.
Devant la justice, l'employeur affirmait pourtant que le salarié avait reconnu les faits. Carine Cohen, avocate en droit du travail chez Orlex Avocats, revient sur cette affaire pour Cadremploi.